Je me dévitalise en profondeur
Dans l'eau trouble de mon réveil
Sur mon front s'écoule la sueur,au fond de mon coeur
C'est toujours pareil
Et je liquide au fur et à mesure
L'érosion de mes déboires
Mais je rembourse avec usure
Le fruit d'un éden provisoire
De l'air, de l'air
Ce qu'il me faut, c'est de l'air
Et les ventilateurs h.s.
Dénonce la dictature de l'air conditionné
Déshydraté j'ai la gorge sèche
D'un absolue sentiment d'éternité
Mais je parcours ce no man's land
Au bord de l'asphyxie
Shooté à l'hélium de contrebande
Je m'envole pour la Galaxie
De l'air, de l'air
Ce qu'il me faut, c'est de l'air
Sous l'atmosphère de l'ère caniculaire
Se transforme la matière (grise...)
Dorée comme le son
Sous l'atmosphère de l'ère caniculaire
Je traverse les courants d'air (froid...)
Sous un soleil de plomb...