Samedi 17 mai 2008


Posé sur la terre ferme
Babel décroche le soleil
Puis Babel pénètre le ciel
En symbole de blasphème

Franchissant le toi du monde
Babel répand sa lumière
Babel n'est plus une chimère
Un phare au dessus de l'onde

Mais babel court vers sa ruine
Attirant la foudre divine
Et la colère des cieux

Soudain un orage éclate
Babel fait ses adieux
Et la tour est échec et mat...

Voila!! Je publie mon premier sonnet, j'espère n'avoir pas fais trop de fautes, merci de m'apporter vos corrections...Je remercie tout particulièrement Stellamaris de me laisser faire mes premiers pas dans la poésie classique...bonne lecture à tous...Zoldane
par Zoldane-les chrysalides publié dans : La chrysalide des dithyrambes communauté : Sonnets et beaux vers
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Commentaires

C'est un très bon début, je suis heureux de t'avoir aidé à te lancer. J'ai quelques commentaires de forme à faire qui n'enlèvent rien à la qualité du texte, préfères-tu que je te les fasse ici ou par mail ? Ce sera comme tu le préfères

Mais, indépendament de ces commentaires, encore Bravo, toute mon amitié. Continue, persévère !
commentaire n° : 1 posté par : stellamaris (site web) le: 18/05/2008 23:07:08
Donc, puisque tu me l'as demandé, voici quelques commentaires, en toute amitié. Ils sont uniquement sur la forme, puisque comme je te l'ai déjà dit j'aime énormément ce poème ...

1 - Le nombre de pieds de chaque vers

Les sonnets français classiques sont en alexandrins (12 pieds en 6+6, avec une césure (coupure perceptible à l'oreille) à l'hémystiche (après les six premiers vers). Toutefois, les vers plus courts sont tout à fait admis. Les vers cours que tu as choisit surprennent donc mais convient ici parfaitement.

Par contre, je trouve dans ton poème un mélange d'heptasyllabes (sept pieds) vers rare, peu classique, mais que j'aime beaucoup, et d'octosyllabes (huit pieds), très répandus surtout dans la poésie un peu ancienne (moyen âge, rennaissance). Recompte ... en prenant en compte le fait que les e muets en fin de vers, ou précédés et suivis par une voyelle, ne comptent pas pour un pied. Dans un sonnet, il est indispensable que tous les vers aient le même nombre de pieds. En poésie classique, des vers d'un nombre de pied différent peuvent être admis, mais suivant un schéma constant, pour donner un effet de rythme particulier (par exemple, le sublime poème "Le lac" de Lamartine, composé de quatrains formés chacun de trois alexandrins et un hexasyllabe (6 pieds).

2 - Les rimes

En poésie classique, il est très fortement recommandé, voire quasi-obligatoire, d'alterner rimes masculines (ne se terminant pas par un e muet) et féminines (terminant par un e muet). Ton poème respecte cette contrainte, sauf dans la deuxième strophe.

En fin, une rime masculine ne peut en aucun cas rimer avec sa rime féminine. La rime éclate / mat est donc incorrecte

3 - Un sonnet

(ça je ne l'ai appris que très récemment, la plupart des "sonnets" que j'ai posés sur mon blog ne respectent pas cette contrainte)

Le schéma des rimes d'un sonnet est fixe :

ABBA ABBA CCD EED ou ABBA ABBA CCD EDE


Voilà, quelques commentaires et règles en toute amitié pour t'aider à progresser sur la voie aride mais pacée de fleurs de la poésie classique. Il y en a d'autres, mais chaque chose en son temps ...

Merci de ta confiance. Je te le répète, ton poème est très beau.

Personellement, je trouve un double intérêt à m'astreindre à ces règles :

1 - Forgées par des générations d epoètes, elles donnent aux vers une fluidité incomparable

2 - Comme mon premier jet ne correspond jamais à ces règles, elles m'obligent à retravailler, et donc à affiner ma pensée et mon expression, et au final le résultat final est bien meilleur. Mais ça c'est très personnel...

Toute mon amitié, à bientôt

commentaire n° : 2 posté par : stellamaris (site web) le: 19/05/2008 22:31:23
Merci Stellamaris pour tes bons  conseils...Zoldane
commentaire n° : 3 posté par : zoldane (site web) le: 20/05/2008 23:28:23
Bonjour,
Il y a effectivement bien des choses à dire sur ce sonnet fort irrégulier. Mais toute personne s'intéressant à cette forme mérite d'être encouragée. Continuez dans cette voie, accrochez-vous.
Stellamaris a totalement raison lorsqu'il dit que ces règles font la beauté du vers. Elles empêchent aussi la banalité en forçant le poète à travailler son oeuvre, à ne pas se contenter de ce qui lui passe par la tête. "Parce que la forme est contraignante, l'idée jaillit plus intense" a écrit Baudelaire.
Cordialement
commentaire n° : 4 posté par : Darius Hypérion (site web) le: 24/05/2008 12:12:08
je viens de decouvrir les sonnets,honte a moi.mais je crois que j'ai une preserence pour le basique,alexendrins.....mais toi tu le fait tres bien....bien a toi.amitier.
commentaire n° : 5 posté par : B.secret (site web) le: 24/05/2008 19:30:00
Un sonnet néo-classique réussi que voivi !
Babel attire aussi les avions(rires grotesques je sais !) Bravo. Ghislain
commentaire n° : 6 posté par : ghislain (site web) le: 03/06/2008 12:43:03

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