N'y a-t-il personne pour repeindre le monde?
De sons, de lumières, de couleurs vagabondes
L'univers de béton dans lequel on survit
Nous enferme toujours entre quatre murs gris
Vagabondage, dans le temps, au-delà des âges
Qu'elles soient de raison, je ne verrai que l'image
Vagabondage, je longe les voies de la sagesse
Sur les routes du destin, je vivrai sans adresse
Voici un petit quatrain afin de vous faire patienter la publication de mon prochain sonnet
qui est en cours de réécriture...Je veux tout particulièrement remercier Stellamaris,Darius
Hypérion et Sophie Monnier pour leurs conseils techniques et leurs encouragements...Bon
voyage dans non univers poétique à tous...Amitiés Zoldane
Retour à la page d'accueil
J'aime énormément ce poème, tout particulièrement le premier quatrain
Maintenant, quelques commentaires de forme :
1 - Des fautes de conjugaison qui m'ont gêné pour comprendre le sens :
* Vers trois, je suppose que tu as voulu dire : "Dans lequel on survit" ?
* Vers six, As-tu voulu dire "Qu'elle soit de raison" ou "Qu'elles soient de raison" ?
2 - Les rimes :
* Les rimes masculines (sans e muet) et féminines (e muet) doivent alterner. Dans la deuxième strophe, tu n'as que des rimes féminines
* En poésie classique,les rimes sont soit singulières, soit plurielles; les deux ne riment pas ensemble. "monde" ne rime pas avec "vagabonde" , ni"âges" avec "image"
3 - Le décompte des pieds et les "e muet" en cours de vers et en fin de mot
Tes vers n'ont pas tous le même nombre de pieds. Il est vrai que le décompte des pieds est particulièrement difficile lorsque l'on ne suit pas les règles relatives au "e muet" en cours de vers et en fin de mot, car on ne sait alors s'il doit ou non compter comme une syllabe ... Les voici :
a - En fin de mot et en cours de vers, s'il suit une consonne et que le mot suivant commence par une consonne, le e muet compte pour une syllabe. C'est parfaitement correct, mais il vaux mieux ne pas répèter trop souvent cet effet dans un même vers, c'est lourd à l'oreille. "entre quatre murs"
Il en est de même s'il est suivi dans le même mot par une consonne muette avant la consonne initiale du mot suivant ; "lu/miè/res/ de"
b - En fin de mot et en cours de vers, s'il suit une consonne et que le mot suivant commence par une voyelle, le e muet est élidé : "absorbé" par la suivante suivante. Cette figure donne beaucoup de coulant au vers : "re/pein/dre un /monde" vaut quatre syllabe et est beaucoup plus coulant à l'oreille que "re/pein/dre/ le/ monde" qui en vaut 5
c - En fin de mot et en cours de vers, s'il suit une consonne et que le mot suivant commence par une voyelle, et que lemot du "e met" est suivi par une consonne muette, le e muet n'est pas élidé mais la syllabe est rendue sonore par la liaison, qui est obligatoire. Il n'y a pas de faute, mais il faut juger à l'oreille si cette liaison est agréable.
Pas d'exemple dans ton poème.
d - En fin de mot et en cours de vers, s'il suit une voyelle et que le mot suivant commence par une voyelle, le e muet est élidé : "absorbé" par la suivante suivante. Cette figure donne beaucoup de coulant au vers. Pas d'exemple dans ton poème mais par exemple "Vi/e en/chan/tée" vaut 4 pieds et est très coulant
e - En fin de mot et en cours de vers, s'il suit une voyelle et que le mot suivant commence par une consonne, le e muet ne oeut pas être élidé : il faudrait le prononcer, ce qui est très moche : cette figure est interdite en poésie classique. De même s'il est suivi par une consonne muette en fin de mot (dans ton poème, "soient" et "vies" : de tels mots ne peuvent pas être placés en cours de vers, seulement en fin de vers
4 - La césure
Ton poème est en alexandrins. Les alexandrins sont des vers de douze pieds qui doivent impérativement comporter deux hémistiches de six pieds séparés par une césure (légère pause) après le sixième pied.
La césure doit être précédé par une syllabe forte, donc pas un e. Par contre, il est tout à fait admis et même très apprécié que la première syllabe du deuxième hémistiche élide le e muet final du premier hémistiche, qui autrement aurait été en septième syllabe
Ainsi, en réécrivant ton quatrième vers :
"Pour/ tou/jours/ nou/s en/ferm//e en/tre/ qua/tre/ murs/ gris, la césure aurait été parfaite
En espérant que ces quelques règles continueront à t'aider à progresser
Et encore brao pour ce que tu dis dans ce poème, j'aime tout particulièrement la première strophe !
Toute mon amitié.